mercredi 1 avril 2015

Mesdemoiselles Madeleines : pamoison

Exceptionnellement ce soir, je suis partie tôt du bureau, histoire d'aller au Marché Saint Pierre acheter un peu de tissu pour mon prochain atelier couture (qui fera probablement l'objet d'un prochain article... teasing d'enfer)
Avec ce sentiment délicieux de faire l'école buissonnière mêlé à la culpabilité de n'avoir pas fait une journée de travail pleine et entière. (m'enfin bon suis partie à 17h15, ça va hein)
Le Marché St Pierre ferme très tôt (à 18h30 tapantes) mais en une demi-heure, j'ai eu suffisamment de temps pour avoir l'envie de revenir me ruiner en tissus de toutes sortes. Le choix est fabuleux.

De bonne humeur à la perspective de tous ces travaux d'aiguilles futurs (et probablement imaginaires, procrastination j'écris ton nom) et de bonne humeur grâce au temps printanier et à l'agréable compagnie de ma tante, nous poussons jusqu'à la rue des Martyrs, que nous aimons d'amour toutes les deux et que nous parcourons avec ravissement. Parce que cette rue est truffée d'adresses réjouissantes : en vrac les gaufres du Comptoir Belge, les pâtisseries Sébastien Gaudard, les chocolats Leroux (oui de Quiberon), les petits plats du Rose Bakery pour ne citer que mes incontournables.

Cette rue, je suis obligée de la parcourir en zigzag, puisqu'il faut la traverser 20 fois,  afin de s’arrêter à chaque spot (au moins pour baver devant la vitrine).

Ce qui me guidait à ce moment la, surtout, je l'avoue, c'était la perspective de découvrir (plus vite que je ne l'espérais) le nouvel écrin du nouveau mono produit à la mode dans l'univers du sucré, qui succède au chou décliné  en éclair, qui avait remplacé le cupcake qui avait détrôné le macaron, à savoir : LA MADELEINE.

J'avais vu, je ne sais plus quand ni ne sais plus ou, que deux hommes s'étaient associés (un financier un pâtissier) pour se dédier à cet ancestral et simplissime gâteau de ménage. Que, bien sur, j'apprécie particulièrement, surtout en accompagnement d'un (bon) thé l'après midi.

J'entraine sans aucune hésitation ma tante dans ce nouveau lieu de perdition (qui ressemble à ce qui se fait maintenant quasi partout : déco sobre et dépouillée bien sur, bonbonnières transparentes à moitié remplies, présentation méga soignée genre bijoutier ; mise en valeur par la rareté). Pas hyper original mais c'est pas le propos. Les madeleines sont attirantes mais, chose étrange, mon regard n'est pas totalement capté par les madeleines exposées ; Mes yeux clignent et s’écarquillent tout autant sur le très bel homme qui se tient debout derrière.
Lui, les madeleines, lui, les madeleines?
Je ne sais pas je ne sais plus je suis perdue*. Il est grand, il est beau, il sent...(non, je sais pas, je suis (hélas) trop loin) Il a la peau chocolat (Nath, je te VOIS ricaner). Il est superbe dans cet habit de pâtissier qui a, pour moi, l'attrait d'un costume élégant pour d'autres ...

Mais les madeleines quand même, avec tous ces parfums à découvrir ...
et puis un tien vaut mieux que deux tu l'auras ..., mon bon sens me fait retrouver rapidement la raison.
D'autant que c'est alors qu'il nous propose de gouter une mini madeleine salée.
Nous en chœur et sans entrain  - Une salée ? (manque d'enthousiasme clairement affiché)

Il insiste un peu avec élégance et/ou beaucoup de charme (heu, ai-je gardé mon objectivité de grand reporter de guide gastronomique?)
Il nous tend une petite madeleine au basilic qui se révèle super moelleuse et réellement délicieuse.
Nous convenons que comme apéritif ça a le mérite de l’originalité autant que de la gourmandise. Alors, parce qu'on apprécie et/ou comme il est à la conquête de sa clientèle (je crois que la boutique n'est ouverte que depuis quelques mois), et/ou parce qu'il est très commerçant (pas seulement physiquement, tu l'auras compris ou j'insiste encore un peu ?) ; il nous propose de poursuivre la découverte avec une mini sucrée (citron) toujours excellente.
Puis, apothéose, il termine en nous proposant (jamais 2 sans 3) de choisir parmi les modèles au top (la catégorie "les gourmandes" ; la madeleine Prudence. (oui les Madeleines portent toutes une prénom féminin). Celle-ci est donc fourrée au chocolat (Cluizel, je valide) et surmontée non plus d' l petite bosse habituelle mais d'une ganache au chocolat.
Toutes nous ont emballées (le terme est bien choisi, hein ?).
Et je dis ça sans avoir (encore) dégusté celles que je me suis rapportées, pour plaisir solitaire (hum hum...
 oui j'ai honte, c'est le débordement lié à la sérotonine)

Voilà c'est dit, j'ai réellement craqué pour Mesdemoiselles Madeleines (37, rue des Martyrs 75009 Paris)
Et NON, je ne parlerai pas de prix, c'est trivial. Parce que, quand on aime ....



Edit 1 : après dégustation des 2 modèles rapportées à la maison Louise et Ernestine, je confirme le réussite du modèle simplement aromatisée. La vanille est absolument parfaite ! Je suis moins séduite par la fourrée noisette que j'ai dégustée le lendemain

Edit 2 : sur M6 dimanche soir à la fin du 19h45, un petit sujet spécial Madeleines. Vous pourrez voir le beau Steve, de Mesdemoiselles Madeleines ...



 

* tribute to Violette du blog Sois belle et parle


EDIT 2
eh voilà où j'avais entendu parler de cette nouvelle adresse à découvrir
http://www.deedeeparis.com/blog/la-recette-de-madeleine-de-mesdemoiselles-madeleines



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